Fille d’éleveurs peuls mbororos, une communauté semi-nomade du sud tchadien, Hindou Oumarou Ibrahim porte le militantisme dans ses gènes. À douze ans, elle commence à affirmer ses combats ; le premier d’entre eux étant de se faire accepter par les autres à l’école coranique. À quinze ans, elle fonde l’Afpat (Association des femmes peules et peuples autochtones du Tchad ) pour lutter contre les discriminations et garantir aux peuples autochtones, les droits à l’éducation, à la santé, à l’eau et à la terre.
Aujourd’hui âgée de 38 ans, elle parcourt le monde, forte de son expérience et portée par ses convictions, ses causes et ses émotions. Elle promeut notamment la préservation de l’environnement et les méthodes des peuples autochtones pour y parvenir.
Coordinatrice de l’Association des femmes peules autochtones du Tchad, elle développe des cartographies participatives qui recensent les ressources naturelles d’une région, en sollicitant hommes, femmes, jeunes et personnes âgées. Une sorte d’inventaire du présent, basé sur le passé, qui aide à se projeter paisiblement dans l’avenir.
« Hindou » est aujourd’hui respectée et écoutée de tous, et JFA s’associe à sa démarche.








