Santé : il faut investir sur la formation des femmes

Santé : il faut investir sur la formation des femmes

Photo : Severin Novacki

Santé : il faut investir sur la formation des femmes

Photo : Severin Novacki

Lors du dernier sommet sur les maladies tropicales négligées qui s’est tenu à Kigali au Rwanda le 23 juin dernier, Ellen Johnson Sirleaf, ancienne présidente du Libéria et coprésidente du Conseil mondial pour mettre fin au paludisme, a appelé à lever 18 milliards de dollars.

Ce budget permettra de financer de nouveaux outils, tels que des vaccins plus performants ou des moustiquaires imprégnées, et d’investir dans la formation des femmes pour augmenter le personnel de santé (à l’échelle mondiale, 70 % des agents de santé sont des femmes).

Les femmes qui assurent des soins de santé de proximité sont souvent les premières soignantes. Lorsqu’un membre de la famille tombe malade, ce sont elles qui restent à la maison pour en prendre soin, s’absentant du travail ou de l’école et essuyant des pertes de revenu et de productivité se comptant en milliards de dollars chaque année. Elles sont en première ligne contre les menaces sanitaires qui touchent les communautés isolées.

Elles sont compétentes et indispensables à la prévention, à la détection et à la surveillance, non seulement du paludisme, mais aussi d’autres maladies. De ce fait, elles constituent un maillon essentiel de la prévention des pandémies.